Jeu de données
Violences et rapports de genre dans les Outre-mer (2018)
- Identifiants :
- IE0254
- 10.48756/ined-IE0254-7203
- Thèmes :
- 3. Espérance de vie, mortalité, santé
- 4. Migrations internationales, discrimination, intégration
- 6. Genre, inégalités hommes-femmes
- Blessures et lésions
- Comportement social et attitudes
- Conditions et indicateurs sociaux
- Égalité, inégalité et exclusion sociale
- Genre et rôles de genre
- Santé et bien-être
- Santé publique
- Santé reproductive
- Vie de famille et mariage
- Couverture géographique :
- Guadeloupe, Martinique, La Réunion
- Producteur :
- Ined
- Diffuseur :
- Progedo-Ined
- Résumé
- Détails
- Variables
- Données
- Documentation
- Accès
Titre alternatif
Virage Outre-mer
Titre parallèle
Violence and Gender Relations in the French Overseas Territories
Pays
| Nom | Abréviation |
|---|---|
| Guadeloupe | GP |
| Martinique | MQ |
| La Réunion | RE |
| France | FR |
Couverture géographique
- Guadeloupe, Martinique, La Réunion
Unité d'analyse
Individu
Univers
L'enquête Virage Outre-mer a été réalisée auprès d'un échantillon de femmes et d'hommes âgés de 20 à 69 ans et résidant habituellement dans l'un des trois DROM étudiés : Guadeloupe, Martinique ou La Réunion. Les populations enquêtées sont représentatives de la population de ces territoires.
Type de données
Données d'enquête
Méthodologie
Dimension temporelle
Transversale
Dates de collecte
| Période | Libellé |
|---|---|
| 2017-09-06 - 2017-10-02 | Enquête pilote / Test CATI |
| 2018-01-18 - 2018-07-16 | Collecte réelle La Réunion |
| 2018-01-22 - 2018-12-13 | Collecte réelle Antilles |
Fréquence de collecte
Enquête à passage unique.
Organisme responsable de la collecte
Ipsos Outre-mer
Procédure d'échantillonnage
- Probabiliste : multi-étapes L'échantillonnage de l'enquête VIRAGE DOM consiste en un tirage en deux phases. L'échantillon correspondant à la première phase est obtenu par génération aléatoire de numéros de téléphone fixes et mobiles, à partir des racines ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) des départements ultramarins visés (première phase de sondage) La répartition des numéros générés entre fixes et mobiles (40 et 60% respectivement) est calibrée afin que la répartition de l'échantillon finalement interrogé se rapproche le plus possible de celle de la population de ces départements, établie selon les sources les plus récentes. Un apurement de l'échantillon a été réalisé en amont des appels est nécessaire afin d'optimiser la collecte (vérifier que les numéros générés aléatoirement sont en service et ne sont pas des entreprises ou des collectivités). La seconde phase consiste à tirer un individu parmi les résidents du ménage contacté (fixe)/parmi les utilisateurs réguliers du mobile si le contact se fait sur mobile. Lors du premier contact téléphonique, l'interlocuteur∙ice est invité à décrire son ménage en fournissant le prénom, le sexe et l'âge de chacun∙e de ses membres (ces informations seront recueillies uniquement pour les personnes âgées de 20 à 69 ans). Pour l'échantillon filaire, lors du premier contact téléphonique, l'interlocuteur∙ice est invité∙e à décrire son ménage en indiquant le prénom, le sexe et l'âge de chacun∙e de ses membres (informations recueillies uniquement pour les personnes âgées de 20 à 69 ans). Seules les personnes dont le numéro correspond à leur résidence principale sont éligibles. La personne à interroger est alsors sélectionnée aléatoirement par l'ordinateur parmi les prénoms recueillis (méthode Kish). Afin d'assurer la surreprésentation des femmes dans l'échantillon, des probabilités inégales par sexe ont été appliquées (deuxième phase de sondage). La personne sélectionnée ne peut en aucun cas être remplacée par une autre éligible du foyer. Son équipement et son usage en termes de téléphone mobile ou d'autre téléphone filaire au sein de son logement lui est demandé, afin de calculer les poids de sondage. Dans le cas des numéros de téléphones mobiles, la personne à interroger est sélectionnée parmi les usagers réguliers du téléphone ("Combien de personnes, âgées de 20 à 69 ans, utilisent régulièrement ce téléphone portable pour recevoir des appels, y compris vous-même ?"). La méthode de tirage et les probabilités de tirage en fonction du sexe sont les mêmes que pour les lignes fixes. Identiquement, l'équipement et l'usage en termes de téléphonie fixe et mobile de la personne sélectionnée est demandé afin de calculer son poids de sondage.
Mode de collecte
Entretien téléphonique : assisté par ordinateur (CATI) La collecte des données a été réalisée par téléphone avec la saisie informatique directe des réponses par les enquêtrices et les enquêteurs (méthode CATI).
Type d'instrument de collecte
Questionnaire structuré Le questionnaire est composé d'un premier module "sociodémographique", recueillant des informations sur les conditions de vie des personnes (activité et emploi, logement, ménage, revenus…), les modes de vie (couple, pratiques religieuses, vie quotidienne, sexualité…), le milieu familial pendant l'enfance et l'adolescence, la santé. Ce premier module est suivi par quatre modules recueillant des déclarations de faits de violences subies au cours des 12 mois avant l'enquête : dans les espaces publics, dans la vie professionnelle, dans la vie de couple, dans la relation avec un∙e ex-conjoint∙e. Ensuite, deux derniers modules recueillent des déclarations de faits de violences subies au cours de la vie entière : l'un dans la sphère de la famille et de l'entourage proche, l'autre dans les autres sphères de la vie quotidienne (couple, études, travail, autres espaces). Un dernier module a recueilli des informations permettant au Service des Enquêtes et des Sondages de l'Ined d'analyser la qualité de passation de l'enquête.
Caractéristiques de la collecte
Recrutement des enquêté∙e∙s : Une lettre avis présentant l'enquête et annonçant l'appel d'un∙e enquêteur∙ice était envoyée aux ménages dont l'adresse a été retrouvée dans l'annuaire inversé à partir du numéro de téléphone. Quand l'adresse n'a pu être retrouvée, l'envoi de cette lettre avis était proposé lors du premier contact téléphonique. Les enquêté∙e∙s pouvaient également s'informer sur l'enquête au travers d'un site dédié géré par l'Ined. Si la personne à enquêter est présente, il lui est proposé de répondre au questionnaire immédiatement. Si elle est absente, une date et un horaire de rappel sont convenus et les informations utiles pour la recontacter sont éventuellement collectées (numéros de téléphone portable, courriel, nom). Si le numéro était injoignable (personne ne décroche), des rappels étaient réalisés en variant les jours et les heures d'appel. Une lettre avis de relance était envoyée. Collecte : Lors de la collecte finale, 36 enquêtrices, 4 superviseuses en Martinique (pour les enquêtes en Guadeloupe et en Martinique) et 16 enquêtrices, 2 enquêteurs et 2 superviseuses à La Réunion ont été formés en janvier 2018 pour effectuer les entretiens téléphoniques. 10 enquêtrices sur le plateau martiniquais, 5 enquêtrices et les deux enquêteurs hommes, avaient conduit les entretiens lors de l'enquête pilote en septembre 2017. Les modules de formation ont été élaborés conjointement par les membres de l'équipe de l'Ined et deux expertˑeˑs d'enquête du siège d'Ipsos Outremers. La formation s'est déroulée sur trois jours. Les enquêtrices et enquêteurs ont été sensibilisés à la question des enquêtes aléatoires (pour éviter au maximum les refus), à la thématique de l'enquête, et se sont entrainéˑeˑs à la passation de la phase contact et du questionnaire de l'enquête. Suite à la formation, elles et ils ont bénéficié de deux jours d'accompagnement sur place par l'équipe Ined, suivi d'un accompagnement tout au long du terrain (échanges hebdomadaires, débriefings en milieu de collecte et à la fin). Les plages horaires de passation ont été fixées de lundi à vendredi de 11h à 19h, avec un renforcement des équipes entre 11h-13h et 17h-19h et de 9h à 17h le samedi. La durée moyenne de passation a été de 48 minutes. Cette durée était réduite lorsque les personnes interrogées n'avaient pas subi de violences, mais plus longue lorsque des violences étaient déclarées. Ainsi certains entretiens se sont poursuivis au-delà des horaires fixés. Le suivi quotidien de la collecte était assuré par des superviseuses de l'Institut de sondage, avec des écoutes réalisées sur place et aussi à distance (au siège d'Ipsos Outremers) par l'équipe Ined. Parmi les critères du choix du prestataire qui aurait la charge de la collecte a été la possibilité de mener la collecte dans les Dom, des équipes d'enquêteur∙ice∙s créolophones (bilingues français-créole local), une large expérience d'enquêtes dans les Dom et sur des sujets santé et santé/sexualité. Par ailleurs, la solution de traduction partielle par les équipes locales d'Ipsos est apparue tout à fait adaptée à nos besoins. Enfin, en parallèle à la mise en place par la responsable de terrain d'une réunion hebdomadaire avec les équipes locales, l'institut s'engageait à organiser une présentation par des psychologues professionnelles lors de la formation des enquêteur∙ice∙s, des groupes de paroles (par site) ainsi que des consultations à la demande.
Traitements
Taux de réponse
Guadeloupe : Taux de réponse : 26,2% Taux de refus : 17,7% Réunion : Taux de réponse : 42,1% Taux de refus : 21,5% Martinique : Taux de réponse : 27,5% Taux de refus : 17,6% Au début de la collecte, les échantillons visés étaient de 3 400 individus par territoire ; à savoir, 2 500 femmes et 900 hommes. Finalement, 2809 questionnaires ont été récoltés pour la Guadeloupe, 2817 pour la Martinique et 3069 pour La Réunion, soit 8695 questionnaires sur les trois DROM, conduisant à un taux de réponse de 30,7% et un taux de refus de 18,5%.
Autres formes d'évaluation des données
Plusieurs limites de l'enquête peuvent être identifiées, notamment en termes de disponibilité pour répondre au questionnaire et de langues utilisées lors de l'entretien. Les limites liées au protocole sont couramment rencontrées lors d'enquêtes téléphoniques. D'une part, les chances inégales de répondre à l'enquête résultent de difficultés pour joindre certaines personnes, une moindre disponibilité de répondre à un questionnaire long, etc. D'autre part, une meilleure disponibilité pour répondre à une enquête se retrouve parmi les femmes, les personnes ayant un niveau de formation élevé et les personnes plus présentes à leur domicile (personnes retraitées ; personnes éloignées du marché de l'emploi, dont les taux sont plus élevés dans ces territoires par rapport à la moyenne nationale ; habitants de villes moyennes ou petites). L'enquête présente également des biais spécifiques liés aux contraintes imposées par des questionnaires passés par téléphone, en temps limité, avec des formulations de questions fixées et non modifiables par les enquêtrices et enquêteurs et absence de protocole de traduction. Les questions de l'enquête Virage dans les Outre-mer ont été posées en français. Cependant, la large pratique de langues créoles dans ces territoires a conduit au choix d'enquêtrices et d'enquêteurs créolophones qui, en cas de problème de compréhension de la question en français, pourrait expliquer – sans pour autant modifier le sens de la question – ce qui était attendu. Ainsi elles et ils ont pu être à l'écoute de personnes qui n'auraient pas été en capacité de répondre à l'enquête et non seulement habitants natifs des territoires mais aussi personnes ayant migré d'îles voisines où la pratique d'un créole souvent linguistiquement proche au créole d'usage dans le territoire (haïtien, saint-lucienne, mauricienne…). Seule l'enquête à La Réunion a pu rencontrer une limite liée à l'exclusion linguistique d'une sous-population, des personnes originaires des Comores et n'ayant ni une bonne maitrise du français, ni une connaissance du créole réunionnais. A noter, malheureusement aucun dispositif du protocole ne permettait aux personnes malentendantes de répondre à l'enquête.
Nettoyage des données
L'apurement des bases restituées à l'Ined par le prestataire, Ipsos Outre-mer, a été coordonné par Amandine Stephan, ingénieure au Service des Enquêtes et des Sondages de l'Ined, puis complété à partir de septembre 2018 par Justine Dupuis, chargée d'études statistiques pour l'équipe de recherche.
Pondération
L'application d'une pondération aux observations d'un échantillon répond à deux objectifs : - Restituer la structure de la population en tenant compte du plan de sondage. Lors du tirage de l'échantillon, les individus n'avaient pas tous la même probabilité d'être sélectionné, une pondération initiale est alors calculée à partir des probabilités d'inclusion afin de redresser l'échantillon. - Restituer la structure de la population en tenant compte de la non-réponse totale. La pondération corrige les biais dus à la non-participation à l'enquête. La non-réponse dans un échantillon n'est pas aléatoire, elle est le fruit de mécanismes de non-réponse dépendants des caractéristiques des individus. Certaines catégories d'individus se trouvent donc systématiquement sous ou surreprésentés dans les enquêtes. Afin de corriger cette distorsion, on réalise un calage sur marges afin de rendre la structure de l'échantillon identique à celle de la population cible sur un certain nombre de caractéristiques sociodémographiques. Il est donc indispensable d'utiliser les pondérations dans les analyses pour que les résultats obtenus à partir de l'échantillon puissent s'appliquer à la population cible (population des ménages âgée de 20 à 69 ans, résidant en ménages ordinaires en Guadeloupe, en Martinique ou à La Réunion). Les pondérations ont été calculées en deux étapes. La première étape consiste à calculer les poids de sondage afin de corriger les effets du plan de sondage. Pour cela, il faut tenir compte du nombre de lignes téléphoniques dont dispose l'enquêté∙e et du nombre d'éligibles au sein du ménage. Cette étape permet d'estimer la probabilité d'inclusion des individus dans l'échantillon. La seconde étape du calcul consiste en un redressement de l'échantillon de répondants par calage sur marges, afin de corriger les biais de non-réponse. La structure de l'échantillon a été calée sur les données du recensement de la population de 2015. Le calage a été réalisé par sexe, ce qui signifie que les totaux et la distribution des variables mobilisées sont contrôlés pour chaque sexe. Les variables mobilisées pour le calage sont les suivantes : - Âge en classes décennales (20-29 ans, 30-39 ans, 40-49 ans, 50-59 ans 60-69 ans) - Niveau de diplôme ("jamais scolarisé ou primaire ou secondaire", "Baccalauréat, "Supérieur au baccalauréat") - Catégorie socioprofessionnelle ("Agriculteurs exploitants", "Artisans, commerçants et chefs d'entreprise", "Cadres et professions intellectuelles supérieures", "Professions intermédiaires", "Employés", "Ouvriers", "Retraités" et "Autres personnes sans activité professionnelle") - Lieu de naissance ("dans le DOM de résidence actuelle", "dans un autre DOM/TOM/COM ou en métropole", "dans un pays étranger") - Type de ménage ("Personnes seules", "couples sans enfant", "familles monoparentales", "couples avec enfant(s)", "autres situations").
